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Janvier rime avec mémoriser

Apprendre, mémoriser, passer du temps devant ses cahiers en espérant terminer rapidement pour pouvoir faire autre choses… C’est le quotidien de tous les étudiants en période de partiels. Le réflexe de nombreux est souvent de se réfugier sur internet à la recherche de la formule magique qui permettrait de tout retenir, en un clin d’œil. Évidemment ce n’est pas si simple.


On entend souvent dire que le cerveau est un muscle, aux capacités de mémorisation incroyables… Mais alors pourquoi n’arrivons-nous pas à l’exploiter comme il se doit ?


Même si les partiels de décembre sont terminés, il vaut mieux anticiper la suite, non ? Alors viens, on va comprendre la mémoire pour mieux l’exploiter.

COMMENT FONCTIONNE LA MEMOIRE ?

La mémoire, schématiquement, se divise en trois niveaux qui se distinguent par le temps de traitement de l’information.


Dans un premier temps nous disposons de la mémoire à très court terme qui permet de capter des informations sur un lapse de temps d’une seconde. Ce temps est dédié à nos sens, puisque c’est à cette occasion que notre odorat, ouïe, toucher, vue et goût entrent en jeu pour lier les informations entre elles (comprendre la couleur du cheval blanc d'Henri IV en somme).


La mémoire à court terme, ou « de travail » prend ensuite le relai, si l’information captée par la mémoire à très court terme mérite d’être conservée jusqu’à 1 minute pour des besoins pratiques et imminents. Elle n’est pas extensive car limitée à 7 informations, maximum. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est difficile de retenir des numéros de téléphone qui n’ont pas vocation à être réutiliser par la suite (type : bureau de poste le plus proche, administration publique, docteur etc.)

La mémoire à court terme est considérée comme une « contre-mémoire » puisque l’information perçue n’a pas vocation à être retenue. Elle est limitée mais permanente et dynamique. C’est souvent à cette mémoire que l’on fait appel avant d’entrer en amphithéâtre pour composer. Si elle peut nous sauver la vie parfois, elle n’est souvent qu’un trouble-fête dans notre palais mental.

Et le grand royaume des connaissances se construit grâce à la dernière mémoire : la mémoire à long terme. Cette dernière est faite de sous-catégories en fonction de sa composition : Il existe donc la mémoire sémantique, qui concentre l’ensemble des faits et constructions théorique ; et la mémoire procédurale, qui regroupe l’ensemble des actions réalisées par automatisme (faire du vélo ou de la trottinette electri… oh wait !)

Pour apprendre convenablement donc, il s’agit de faire appel à l’ensemble de ses sens, capter l’information, et lui donner assez d’importance afin qu’elle soit conservée le plus longtemps possible. Mais comment garantir sa pérennité ?


COMPRENDRE SA MEMOIRE

La théorie c’est bien mais la pratique c’est mieux !


Lancez-vous dans une belle introspection pour constater avec quel canal de mémorisation vous êtes le plus à l’aise. On parle souvent de trois types de mémoire :


La mémoire visuelle : facilité à retenir les images, formes, couleurs, qui sont présentés. Ainsi les schémas ou carte mentales sont à privilégier lors de l’apprentissage. Il s’agit de synthétiser l’ensemble des connaissances et de les transformer en dessins, ou en idées qui se lient les unes avec les autres dans un ordre logique.


La mémoire auditive : Pour les personnes beaucoup plus à l’aise lorsqu’elles entendent le contenu d’un cours. Le problème ? Ce type de mémoire nécessite une grande capacité de concentration pour capter l’ensemble des mots clés. Il est conseillé de réciter ses cours (qui en plus fait appel à une région du cerveau chargée de la compréhension du langage : une pierre deux coups !), pour les entendre, comprendre et assimilé.


La mémoire kinesthésique : un nom fancy pour dire qu’on a besoin d’écrire pour se souvenir. Bien entendu, ce n’est pas copier bêtement un cours mais là aussi de le synthétiser en réduisant l’idée à des mots simples (sur des flash cards par exemple), afin de s’assurer par la suite qu’on connait les connaissances qui gravitent autour de ces mots clés.

Si on a tendance à entendre un discours orienté vers une mémoire plutôt qu’une autre, les professionnels de la mémorisation (oui ça existe.) préconisent d’exploiter l’ensemble de nos sens pour rendre l’information plus tangible pour notre cerveau. Ainsi, dans cette démarche Maxime Tarcher, psychologue, ou Sébastien Martinez, ingénieur et champion de mémorisation, expliquent qu’il faut construire des histoires. Plusieurs étapes sont à réaliser :

  • Mémoriser : se souvenir simplement de ce qui vient d’être dit, ou lu ;

  • Baliser : fixer un repère mental qui favorise la mémorisation, le cerveau se repère dans le temps. Nous en conviendrons parfois les événements sont si proches qu’il faut trouver autres choses pour aider à la distinction ;

  • Visualiser : construire une histoire qui sert de moyen mnémotechnique pour s’approprier les connaissances, via des images qui permettent de construire une histoire

  • Expliquer : transformer l’information initiale avec nos mots, en faisant, au début, appel à ces représentations mentale pour ne pas perdre le fil de l’histoire, pour enfin prendre confiance dans nos propos et connaissances.

CONSEILS

« eat an apple a day keep the doctor away ». Rien à voir avec la choucroute me direz-vous… En réalité ce que cet adage nous dit là, c’est que la régularité est la clé de tout, et elle est la plus difficile à mettre en place puisqu’elle nécessite une grande discipline. Si les objets qui nous entourent ont tendance à nous simplifier la vie, il serait dommage de ne pas exploiter l’ensemble des capacités de notre précieux cerveau. Il est donc primordial de travailler ses capacités de mémorisation tous les jours afin de prévenir des problèmes de sénilités qui peuvent apparaitre vers l’âge de 70 ans.


Ma mère me disait toujours d’aérer mon cerveau et elle avait raison…Plus on l’oxygène, plus l’information circule facilement : je t’invite donc à aller faire tes courses à pieds, aller directement chez ton sushis (faire le plein d’omega 3) plutôt de te faire livrer.


Une chose à la fois. C’est extrêmement difficile pour une génération comme la nôtre de ne pas faire plusieurs choses en même temps, or il est important de se rendre mono tâche lors des révisions pour s’assurer une concentration pleine et entière sur l’ensemble des connaissances à assimiler. Difficile, mais pas irréalisable.



-POUR FAIRE COURT-

  • Nous disposons tous d'une mémoire à très court, court et long terme

  • Si chacun a sa préférence pour l'écriture, la visualisation ou l'écoute pour les révisions, il est préconisé d'utiliser au maximum l'ensemble de ses sens

  • Veillez à étudier dans un environnement sain pour mettre toutes les chances de votre côté

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