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Février et sa digital-detox

« Liberté j’écris ton nom », disait Eluard. Nous, n'aurait-on pas tendance à le tweeter ? Hum.

Internet, partages de connexions, smartphones, tablettes, ordinateurs... On lève les yeux de son écran et quel constat fait-on ? La prise de note dans nos amphithéâtres boude la version traditionnelle du stylo et du papier pour privilégier la technologie.


Pratique, certes, or, des multiples études montrent que ces technologies (qui ne sont plus du tout "nouvelles" pour nous) ont plus d’inconvénients que d’avantages. Face à cela, des mesures ont été mises en place pour lutter contre l'hyper-connexion.

Pour le meilleur

Rien de tel qu’un bon cours bien pris, bien propre, après trois heures de CM intenses, pour se sentir satisfait sans avoir son poignet en feu. Mais est-ce la seule raison qui explique pourquoi grand nombre ne peuvent plus se détacher des ordinateurs ?

Si vous n'êtes pas dans le déni, vous ne pourrez que répondre "non". Ce matériel connecté nous permet de développer nos connaissances à travers les recherches en ligne, librement, à tout moment et sans coût potentiel. Une liberté d’apprendre et de se cultiver s’ouvre à nous.

Entre l’information continue, et sous le coude, permanente, rapide et gratuite; et devoir être contraint de se rendre dans une bibliothèque ou encore investir dans un livre pour trouver une information similaire, la question ne se pose pas.

Vous y pensez tous, la communication est l'avantage n°1 du digital. Les multiples plateformes mises en place, Facebook, les groupes de promotion, moodle…, permettent une réception d’un cours, la consultation rapide des emplois du temps, les consultations de mail, en un claquement de doigts rapide et à tout instant. Le constat est tel que dès qu’un(e) étudiant(e) sans possession de tous ces outils digitaux se sent vite frustré(e) par ce manque d’information.


Et au-delà de l'aspect purement intellectuel, nous conviendrons tous que "faire du rien" sur les réseaux, ça fait tout de même du bien.Une envie de décompresser après un cours de finance publique en allant boire un coup avec un amis ? En un seul message le point de rendez vous est fixé. Un événement à faire partager? En un clic tout est public, permettant de toucher un maximum de personnes.


Pour le pire

Nombreux sont ceux qui assistent aux cours tout en consultant leurs réseaux sociaux. C'est là que l'outil de travail se transforme en instrument de déconcentration. Malheureusement, privilégier le shopping à la prise de note n'a jamais permis d'avoir son année... L’esprit vagabonde rapidement sur internet, et incite l’étudiant à se perdre sur Candy crush alors qe le sujet principal reste les orbites géostationnaires situés à 36Km au dessus de la bande équatoriale...!


Plus vite mais moins efficace dans la compréhension de nos cours. L’étudiant qui prend la peine d’utiliser son stylo fait le tri avant de prendre des notes et intègre donc d’une autre façon les informations données. Tandis que le choix du clavier rend passif et donc réduit la qualité d’apprentissage.


L’abandon de l’usage traditionnel a t-il un impact sur nos résultats?

Selon une étude de l’université de Californie à Los Angeles, les personnes qui prennent leur notes en manuscrit ont de meilleurs résultats aux examens, que ceux qui retranscrivent le cours mot à mot sur ordinateur. Le taux d’abandon, quant à lui, est par ailleurs plus élevé.


Une étude de Sana, Weston et Cepeda en 2012, démontre qu'en plus d’affecter notre concentration, les supports digitaux, touchent aussi les voisins. Celui qui s’active à la vue de tous, sur les réseaux sociaux, expose des tentations sur son écran, pour lui et pour l'ensemble des individus qui l'entourent. Souvenez vous de ce même du type qui utilise un tapis de yoga pour dévaler les escaliers d'un métro... Que disait la prof déjà ?  

Nos amis digitaux sont devenus à ce point une partie de nous même, que le stress monte rien qu'à l’idée de ne plus les sentir dans nos poches. Admettons le, c'est l’angoisse quand notre téléphone décide de "rendre l’âme" (voyez l'expression!) alors qu’on était en pleine discussion. Mais pourquoi une telle obsession de nos smartphones ?

20% des étudiants passent plus de six heures par jours sur leur téléphone et plus de sept étudiants sur dix consultent les réseaux moins de dix minutes après leur réveil. Cette addiction est devenue une tel fléau qu’un terme a été inventé : la « nomophobie ». Ce dernier désigne la peur d’être séparé de son téléphone. N'est-ce pas normal finalement ? Les réseaux sociaux répondent à trois besoins humains : l’attachement, l’appartenance à un groupe et la reconnaissance: enfer et damnation lorsqu'on est exclu sans le vouloir pour une histoire de batterie faible.

Demander de ranger son smartphone à table à l'heure du repas ? Inconcevable.


Une étude réalisée par KBCP montre qu’un utilisateur consulte son smartphone toute les sept minutes trente. Sept minutes trente pour entamer une discussion, court non ? Le constat est alarmant, on ne prend plus le temps de se retrouver autour d’un verre, d’échanger vraiment, de se voir: après tout Snapchat est la pour ça.


Le phénomène de multi-tasking se développe, renforcé par l'optimisme de l’étudiant à accomplir plusieurs taches en même temps. Vous pensez réellement que manger ou suivre un cours les yeux rivés sur nos machines est possible? En réalité notre productivité est impacté et l'ensemble génère du stress et de l'anxiété.


Et la santé dans tout ça ? Augmentation de la fatigue oculaire, (nocive pour les yeux tendant à un vieillissement de la rétine), migraines, maux de doigts (les études démontrent que notre génération développera une sacrée arthrite des pouces !); et  conduit à un manque prononcé du sommeil.

La digital detox

Le digital et son impact est si important qu’une journée internationale de la digital-detox a été mise en place pour lutter contre l'addiction, afin de se sentir moins « esclaves » des ces machines électroniques. La digital detox ou désintoxication numérique correspond au fait de "s’abstenir volontairement à l’utilisation des appareils électroniques et de stopper momentanément les activités nécessitant d’être connecté à internet". Les raisons qui poussent à la désintoxication numérique peuvent varier en fonction des utilisateur.

Selon une étude, près de 30% de la population désire limiter ses utilisations pour faire une pause. Alors qu’elles sont les solutions mise en place pour réaliser une digital detox?

  • Des applications mobiles sont disponibles sur le web : aider les utilisateurs à se détacher (moment, kitchen safe, phone detox), et complètement bloquer l'accès à des sites choisis afin de rester concentré

  • Des centres pour lutter contre la dépendance numérique sous le nom de digital detox hôtel: des séjours de "digital detox" sont offerts aux vacanciers désireux de se "sevrer" de leurs excès d'usages numériques.

  • Le digital detox livre: quelques bouquins permettant d’apprendre à gérer l’utilisation de la technologie

  • Le digital detox blog : possibilité trouver des conseils et des astuces pour lutter contre l’addiction à la technologie (ironique ?) 

  • Digital detox reportage : articles consacrés à la désintoxication numérique…

L'intérêt ? Retrouver une bonne santé mentale, des meilleurs relations humaines, augmenter la productivité;

Des Conseils ?

  • Stopper les notifications sans importance, afficher celle qui ont une réelle priorité.

  • Planifier les heures ou l’on compte répondre aux mails et consulter les réseaux sociaux (promis le monde ne s'arrêtera pas de tourner si tu n'es pas connecté pendant deux heures. Personne ne va t'oublier...)

  • Mettez vous au défi ! Interdisez-vous l'usage de votre smartphone sur des temps plus ou moins courts (pour aller faire les courses, dans le métro, etc.)

  • Limiter les appareils qui riment avec stress et fatigue, en privilégiant ceux qui vous font gagner du temps ou du plaisir

  • Découvrant de nouveaux usages qui peuvent vous rendre la vie plus facile ou plus douc

Réapprenez réellement à profiter des moments passés en collectivité sans vos appareils électroniques.


Prenez le meilleur de la technologie sans qu’elle prenne le meilleur de vous !




POUR FAIRE COURT

  • On ne nie pas que la technologie à porté de main est terriblement utile dans les recherches et l'épanouissement intellectuel et social de chacun

  • Le digital est aujourd'hui considéré comme une addiction car il nous rend dépendant et impact sur notre santé

  • Il est possible d'exister même si on s'interdit des heures de réseaux sociaux dans la journée.

  • la digitale detox permet de réapprendre à percevoir le monde, sans la sécurité de son smartphone, et ce n'est pas plus mal

L'équipe MIFA, 00000010000010000001000001

Si tu as des questions, des remarques, des mots doux à nous glisser, n’hésite pas à commenter cette publication.Avant de lever les yeux, et fermer ton ordinateur, mets un signe d'approbation pour le travail effectué cet fois par notre amie Marie Rolland membre MIFA !  

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