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Décembre et les méditations

Mis à jour : 16 déc. 2018

Réviser/ café/ dormir/ réviser/ stresser/ sieste/ café/ stresser/ réviser/ dormir. Voilà un bref résumé de ce qui se rapproche de l’emploi du temps type d’un étudiant en décembre- toutes séries, et orientations confondues.

L’esprit festif de la fin d’année est rapidement oublié au profit d’une montagne de feuilles cartonnées de formes et couleurs délirantes. Mais comment bien apprendre si l’esprit n’est pas/plus apte à emmagasiner le savoir ?


Une année vient de s’écouler, avec son lot d’échecs et de succès. Décembre est donc un mois difficile : Entre les partiels, les recherches de stages, les refus, le budget qui flambes, les cadeaux, les comas alimentaires, le froid et le manque de sommeil ; prendre du temps pour souffler semble impensable. Or ce moment d’absolue détente, de réflexion sur soi est nécessaire pour permettre à notre corps de faire face à cet ensemble d’obligations qui le contraignent.

Ainsi ce n’est pas un tuto sur « Comment faire des fiches de révisions belles et efficaces ? » ou encore « Comment apprendre en dormant ? » que nous proposons mais bien un focus sur un moyen rapide et bénéfique de faire le vide pour mieux reprendre la course folle du dernier mois de l’année.

Tous à vos crayons, on vous présente les méditations.


LA MEDITATION, QU’EST CE QUE C’EST ?

S’il y a bien une chose qu’il faut faire lorsque l’on écrit, c’est de définir en premier lieu les termes du sujet. Concrètement, la méditation est une pratique dite « spirituelle » qui se définie comme l’action de réfléchir, de penser profondément à un sujet, à la réalisation de quelque chose ; attitude qui consiste à s’absorber dans une réflexion profonde. La méditation n’est donc pas une activité inutile où l’on est assis en position du lotus (kesako) à emmètre de drôle de bruit. NON !


La méditation est une pratique où chacun est acteur d’une réflexion concrète et profonde dans un but d’améliorer son état d’esprit, son moi, ou simplement de remettre de l’ordre dans ses pensées. C’est donc un moment (court ou long) nécessaire et particulièrement bénéfique.

S’il y a bien une activité qui date, d’ailleurs, d’avant Jésus Christ, et qui transcende tous les clivages politiques/ culturels/ religieux : c’est la méditation. En effet, cette pratique a été datée de 2000 ans av. JC, et est retrouvée dans toutes les pratiques de croyances. Dans la culture latine, par exemple, la méditation apparait comme un remède. Cette longue réflexion permettait de soigner l’esprit car après tout, ne doit-on pas avoir un mental équilibré pour avoir un corps sain ?... Ou quelque chose du genre…


On retrouve également cette activité, à part entière, dans les cultures orientales, notamment en Asie avec le taoïsme et le bouddhisme, qui tous deux prônent l’accueil de nouvelles connaissances, plutôt que le rejet systématique ; afin de construire un meilleur « soi » et participer à l’élaboration d’un véritable calme intérieur.

Bien qu’elles soient issues d’horizons différents, ces pratiques de la réflexion interne sont mues par un seul but : la paix & la vacuité.


ET LA SCIENCE DANS TOUT ÇA ?

Quel bilan 4000 ans plus tard ?


Eh bien, toujours le même. La pratique de la méditation s’est accentuée avec les nouveaux attraits pour le yoga et le développement personnel. Concernant l’activité en elle-même, elle a su s’adapter à une société toujours plus ouverte d’esprit, en s’émancipant de toutes croyances divines. En d’autres termes, elle s’est laïcisée. On parle alors de « méditation de pleine conscience ».


Plus encore, des chercheurs américains de San Diego ainsi que de l’université de Harvard ont en effet mis en lumière les aspects bénéfiques de la méditation sur le cerveau. Lors de son expérience étendue sur quatre semaines, consistant à observer les différences d’activités cérébrales des personnes pratiquant ou non la méditation via IRM, Sara Lazar, directrice du programme de recherches neuroimagerie MGM psychiatrie et instructeur à la Harvard Medical School en psychiatriea a démontré qu’effectivement la pratique de la méditation permettait d’améliorer la qualité des cellules grises du cerveau, et donc les facultés de mémorisation.


D’autres encore, comme Richard Davidson, ont souligné la possibilité de modifier la conscience de façon positive, dans le sens de la diminution de l’anxiété. Cette pratique va de pair avec la bienveillance.


En clair, qu’elle soit laïque ou religieusement la méditation a de réels bénéfices sur la psyché, les comportements sociaux et la qualité de mémorisation. Ce qu’il y a de plus étonnant c’est qu’il ne s’agit pas d’une activité complexe qui demande beaucoup d’entrainement. Comme tout, c’est une habitude à prendre.

Alors chère étudiante, toi qui prends un moment pour lire ceci, cher étudiant, toi qui fait un break entre deux chapitres de révisions, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?


ON ESSAYE ?

Il s’agira ici d’effleurer/ de pratiquer la méditation de pleine conscience. Si certains on peut être entendus ce terme lors des interventions de Christophe André dans l’émission radio Grand bien vous fasse ! animée par Ali Rebeihi, d’autres ne sont absolument pas familier avec cette dernière.


Comme susmentionné, il s’agit de la branche laïque de la méditation, centrée sur l’individu qui la pratique, et ayant pour but de lui permettre de se focaliser sur le moment présent (loin de ses tracas et préoccupations, aussi importantes soient-elles) et de pacifier ses émotions. Cette dernière n’est en rien chronophage, peut prendre deux à trente minutes en fonction du temps disponible et des besoins.

Comment faire ?


Étape n°1 La posture : Contrairement à tous les clichés qu’on peut avoir, nul besoin de prendre une posture complexe. Il s’agit simplement d’être à l’aise dans une position qu’il faut garder pendant tout le temps de l’exercice. Ainsi cette méditation peut se pratiquer allonger, assis (avec les deux pieds au sol et non croisés de préférences, épaules ouvertes), en tailleur etc. Il est possible également d’avoir les yeux ouverts ou fermés.


Étape n°2 La mise en situation : Cela peut paraitre difficile mais, ne pensez à rien de précis. Il s’agit de penser à maintenant. L’astuce est de se focaliser sur sa respiration, pendant un moment. L’esprit aura alors tendance à s’égarer dans des directions diverses, reconcentrez-vous doucement sur votre respiration. Vous trouverez du temps pour les régler vos soucis plus tard. Il ne s’agit pas de se couper du monde, de vouloir par-dessus tout occulter tous les bruits environnent, mais vraiment de « faire avec ». Ressentez l’instant et sachez l’apprécier.

Étape n°4 Le retour à la réalité : Doucement laisser les pensées et les sons extérieurs reprendre leur place initiale et revenir à la « réalité » mais plus apaisé qu’auparavant, et bien plus bienveillant envers soi et ce qui nous entourent.

NB : Ce genre de méditation peut prendre le temps de quelques respirations (avant de réfléchir à un plan pour une composition de partiels par exemple) ou une vingtaine de minutes (avant d’aller se coucher pour se préparer au sommeil).



-POUR FAIRE COURT-

  • La méditation c’est une pratique très ancienne, présente chez les religieux comme chez les laïques & qui a pour but de s’apaiser

  • La science a prouvé que la méditation avait des aspects bénéfiques sur le cerveau, la mémoire, et les relations humaines

  • Respire, prend du recul, agis.


Après une grande inspiration, on vous souhaite une bonne fin d’année


L'équipe MIFA, superdétendue

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